Cherchez le prix d’une automatisation sur internet. Vous trouverez des « solutions sur mesure », des « accompagnements personnalisés » et des formulaires de contact. Pas un chiffre.

Ce flou n’est pas un hasard, et il vous coûte du temps : impossible de savoir si le sujet est à votre portée avant d’avoir décroché le téléphone. Alors autant poser les chiffres. Voici ce que coûte réellement un projet d’automatisation dans une TPE ou une PME, poste par poste.

Pourquoi personne n’affiche ses tarifs

Il y a une bonne raison et une mauvaise.

La bonne : deux projets qui portent le même nom peuvent être dix fois plus longs l’un que l’autre. « Automatiser mes devis » ne veut rien dire tant qu’on ne sait pas d’où viennent les demandes, combien il y en a par mois et ce qu’il y a en face.

La mauvaise : sans repère de prix, le tarif peut s’ajuster à la tête du client. C’est un usage courant dans le conseil. Nous préférons faire autrement, quitte à écarter d’emblée les projets qui ne rentrent pas.

Les trois postes de coût (et aucun autre)

Un budget d’automatisation se décompose toujours de la même façon. Si un devis vous présente autre chose, demandez des explications.

1. La conception — un coût unique, payé une fois

C’est le gros du budget. Il couvre l’analyse de votre fonctionnement réel, la construction de la base de données, l’écriture des automatisations, les tests sur vos vrais dossiers, et la prise en main par vos équipes.

C’est aussi le poste sur lequel se joue la qualité. Un système conçu en deux jours sur un coin de table fonctionnera trois semaines, puis cassera au premier cas particulier — et les cas particuliers, dans une entreprise, c’est tous les jours.

2. Les abonnements aux outils — récurrents, et ils ne sont pas à nous

Votre système tourne sur des plateformes (base de données, moteur d’automatisation, parfois un accès à un modèle d’IA). Ces abonnements sont payés directement par vous, à votre nom, sur vos comptes. Comptez le plus souvent 30 à 120 € par mois pour une TPE ou une PME.

Ce point est important : les comptes vous appartiennent. Si vous décidez d’arrêter de travailler avec nous, vos données et vos automatisations restent chez vous. Un prestataire qui héberge tout sur ses propres comptes vous met en dépendance — c’est un signal à prendre au sérieux.

3. La maintenance — optionnelle, mais rarement inutile

Un système d’automatisation vit. Une plateforme change une règle, votre organisation évolue, vous voulez ajouter une étape. Comptez 90 à 250 € par mois pour un suivi qui inclut la surveillance, les corrections et les petites évolutions.

Ce poste peut parfaitement être écarté la première année sur un petit système, à condition d’avoir été formé et de pouvoir appeler en cas de pépin. Personne ne devrait vous l’imposer.

Trois fourchettes réelles

Voici nos ordres de grandeur, tels que nous les pratiquons. Ils couvrent la conception et la mise en service ; les abonnements et la maintenance viennent s’y ajouter.

Type de chantierBudget de conceptionExemples concretsDélai
Ciblé
Une tâche, une base
500 – 900 €Relance automatique des devis · Registre des échéances obligatoires · Demande d’avis Google après intervention · Fiche d’intervention sur téléphone3 à 5 jours
Standard
2 à 4 automatisations reliées
1 500 – 3 500 €Parcours complet demande → devis → relance → facture · Suivi de chantiers avec alertes et tableau de bord · Assistant IA de rédaction relié à vos données2 à 4 semaines
Système complet
Plusieurs métiers, interfaces dédiées
4 000 – 8 000 €Portail de sous-traitance avec espace partenaire · Poste de commande d’un loueur de matériel · Gestion multi-sites avec accès par rôle1 à 3 mois

Khertyx bénéficie de la franchise en base de TVA (article 293 B du CGI) : les montants annoncés sont les montants réellement payés, il n’y a pas de TVA à ajouter.

Le truc à retenir
La très grande majorité des entreprises artisanales démarrent par un chantier ciblé, à moins de 1 000 €. Pas par un système complet. Et c’est exactement ce qu’il faut faire.

Le calcul de rentabilité, en deux minutes

Un projet d’automatisation ne se juge pas à son prix, mais au temps qu’il vous rend. Le calcul tient en une ligne.

Heures économisées par semaine × 4,3 × votre coût horaire = économie mensuelle.

Prenons un exemple courant. Une entreprise de trois personnes passe six heures par semaine à ressaisir des données et à courir après ses devis. En retenant un coût horaire chargé de 35 €, cela représente environ 900 € par mois de temps consommé.

Un chantier ciblé à 800 € qui supprime les deux tiers de ce temps est remboursé en un peu plus d’un mois. Ensuite, il produit du gain chaque mois, sans nouveau coût.

Deux précisions honnêtes sur ce calcul. D’abord, l’heure d’un dirigeant ne vaut pas 35 € : elle vaut ce qu’il aurait produit à la place. Ensuite, l’économie n’est réelle que si le temps libéré est réinvesti quelque part — en chantiers, en rendez-vous, ou en soirées récupérées. Ce dernier point n’apparaît dans aucun tableau, et c’est pourtant celui que nos clients citent en premier.

Les cinq choses qui font grimper une facture

À périmètre apparemment identique, un projet peut doubler. Voici ce qui explique l’écart, et sur quoi vous pouvez agir.

  1. Des données de départ en désordre. Trois tableurs contradictoires, des doublons, des colonnes libres remplies à la main : le nettoyage peut représenter à lui seul un tiers du budget. C’est le premier poste d’économie possible, et vous pouvez le préparer vous-même.
  2. Un logiciel métier fermé. Certains outils sectoriels ne permettent pas de récupérer les données autrement qu’à la main. Il faut alors contourner, ce qui est toujours plus long et plus fragile.
  3. Les exceptions. « Sauf pour ce client-là, où on fait autrement. » Chaque exception ajoute une branche à construire, à tester et à maintenir. Les lister dès le départ évite les mauvaises surprises.
  4. Le nombre de personnes à embarquer. Trois utilisateurs, c’est une démonstration d’une heure. Quinze, c’est une vraie conduite du changement, avec des sessions et un référent interne.
  5. Les exigences de confidentialité. Données de santé, données sensibles, hébergement européen imposé : les contraintes sont légitimes, mais elles ferment la porte aux solutions les plus simples et allongent le chantier.

Les projets que nous refusons

Il nous arrive de dire non, et c’est presque toujours pour l’une de ces trois raisons.

  • Le volume ne le justifie pas. Automatiser une tâche faite trois fois par mois en dix minutes n’a aucun intérêt économique. Nous le disons, et nous ne facturons pas le rendez-vous.
  • Le problème est ailleurs. Certaines entreprises n’ont pas un problème d’outil mais un problème de méthode. Automatiser une organisation bancale ne fait qu’en accélérer les effets.
  • La décision ne peut pas être prise par une machine. Tout ce qui relève du jugement — une réponse à un client mécontent, une négociation, un arbitrage de prix — reste humain. Nous automatisons le rappel, pas la décision.

Les questions qu’on nous pose à chaque fois

Est-ce qu’on peut payer en plusieurs fois ?

Oui. Le schéma habituel est un acompte au lancement et le solde à la mise en service. Sur les systèmes complets, le paiement suit les étapes livrées.

Y a-t-il des aides ou des financements ?

Une prestation d’automatisation n’est pas de la formation : elle n’entre pas dans les dispositifs de financement de la formation professionnelle. En revanche, le volet montée en compétences de vos équipes, lui, peut relever de ces dispositifs. Des aides régionales à la transformation numérique existent également et évoluent régulièrement — cela se vérifie au cas par cas.

Que se passe-t-il si ça ne marche pas ?

Un système se teste sur vos vrais dossiers avant d’être mis en service, et l’ancienne organisation reste en place pendant la transition. C’est la meilleure garantie qui existe : si la nouvelle méthode ne tient pas, vous n’avez rien perdu.

Est-ce que je serai dépendant de vous ?

Les comptes sont à votre nom, les données sont exportables à tout moment, et le fonctionnement du système est documenté et expliqué. C’est une question à poser à tout prestataire avant de signer — et la réponse doit être écrite dans le devis.

Pourquoi pas un logiciel du commerce, moins cher ?

Parfois c’est le bon choix, et nous le disons quand c’est le cas. Un logiciel métier couvre bien les besoins standards. Le sur-mesure devient pertinent quand votre organisation ne rentre pas dans les cases du logiciel, ou quand il faut faire dialoguer plusieurs outils qui s’ignorent.

Ce qu’il faut retenir

Pour une TPE ou une PME, l’automatisation d’une tâche précise se situe entre 500 et 900 €, avec un retour sur investissement qui se compte en semaines. Le reste est affaire d’ambition et de périmètre.

Le bon réflexe n’est pas de chercher le prestataire le moins cher. C’est de commencer petit, sur la tâche qui vous coûte le plus, et de mesurer. Le reste suivra tout seul.


Quel serait le budget chez vous ?

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